L'accidentalité sur les routes bidirectionnelles des départements

L’Observatoire interministériel de la sécurité routière (ONISR) publie un rapport sur l’accidentalité des routes à double sens, hors agglomération, selon leur niveau de hiérarchisation locale. Il vient compléter deux études antérieures réalisées sur des échantillons de départements par le CEREMA (Centre d’expertise technique sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), la première entre 2012 et 2014, la seconde entre 2015 et 2017.
Ces deux études ont servi de socle scientifique à la conviction des experts accidentologues du Conseil national de la sécurité routière concernant l’abaissement de la vitesse limite autorisée sur l’ensemble des routes dites secondaires de 90 à 80 km/h. Pour réaliser ce rapport, l’ONISR a pris en compte l’ensemble des éléments concernant les réseaux routiers sollicités auprès des départements et des préfectures.
Leur traitement a permis de caractériser l’accidentalité routière de chaque département en fonction des catégories de route déterminées par les conseils départementaux, notamment le réseau «principal», c’est-à-dire les routes bidirectionnelles qui drainent le plus fort trafic et relient des points stratégiques. En conclusion, alors que l’on croit que ces routes sont les plus sûres, ce sont, en réalité, celles qui enregistrent le plus d’accidents mortels.
Source : Infolettre de la sécurité routière n° 145 du 2 mai 2018